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 L'Épée face à l'écorce [Daryün]

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✧ Date d'inscription : 29/04/2017
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MessageSujet: L'Épée face à l'écorce [Daryün]   Mar 2 Mai - 22:12

Mon souffle est lent, posé. Mes pas légers s’écrasent sur les feuilles mortes qui jonchent le sol, à mesure que je m’avance parmi les emplumés, je vérifie qu’aucun d’entre eux ne soit blessé. Mon regard virevolte d’un animal à l’autre, mes doigts glissent le contre leurs longues plumes grises, noires et blanches. Faisant le tour de la harde tranquillement, d’un pas lent, je déambule parmi eux, sans qu’aucun ne soit gêné de ma présence. Ils ont l’habitude de me voir, ils ont l’habitude que je m’occupe d’eux. Après tout, je suis leur dresseur, j’ai parfois l’impression qu’ils me connaissent maintenant par cœur. Le son de mes pas, ma taille, mon poids et même mon caractère c’est sûr. Ce sont des créatures magiques et magnifiques, je pense que personne dans le pays ne pense le contraire et d’ailleurs quand je vois combien coûte seulement un hippogriffe, je me dis qu’en effet, personne n’en doute. Quoi qu’il en soit, mon travail consiste à être le berger de ces brebis, ce que je m’acharne à faire chaque jour de ma vie, de Enur à Yros … Le repos se fait rare mais il faut admettre qu’il est agréable de rester parmi eux. On est jamais jugé ou embêté quand les êtres vivants que l’on côtoie le plus sont des animaux. D’ailleurs, voilà un certain temps que je n’ai plus fait un petit vol au-dessus des bois. Il léger sourire naît sur mes lèvres alors que je tourne sur moi-même. Je claque de la langue et appel de ma voix tonnante mon cher hippogriffe, le mien. Je ris légèrement en le voyant relever la tête d’un seul coup, comme un ressort. D’un pas actif, ce dernier me rejoint. Je prends quelques instants pour le caresser, glissant ma paume le long de son encolure, je m’approche doucement de son dos. Prenant un peu d’élan, je lui grimpe sur le dos. Glissant mes doigts sous ses plumes, je m’accroche, serrant les cuisses fortement et en un battement d’ailes puissant, le sol s’éloigne de nous.

Cette sensation m’avait franchement manqué ! J’essaye de ne pas trop solliciter Santo, de ne pas voler chaque jour avec lui, je préfère qu’il conserve sa liberté un maximum, que voler avec moi soit considéré comme un plaisir complice et non une corvée. Je souris largement, souriant à pleines dents, alors qu’une fois l’assomption terminée, je me redresse progressivement. Le vent frappe mon visage, et bon sang que c’est plaisant. Mon armure m’alourdis un peu, et limite légèrement plus mes mouvements que lorsque je ne la porte pas. Aujourd’hui, j’ai décidé de la mettre. Voilà longtemps que nous n’avions pas volé tous deux au hasard, et parfois le hasard tue. Il suffirait de tomber sur un animal sauvage ou un Aigle pour qu’il en soit fini de moi, ainsi, autant quitter le nid habillé, prêt à me défendre. J’observe les arbres défiler lentement sous nous, alors que le vol de Santo est lent, calme, au rythme singulier. Je me détends ainsi, observant ce qui se déroule sous nous. Soudain, un bruit de fer me parvient. Quelques cris roques et doucement, d’une caresse lente, je fais comprendre à Santo de stabiliser son vol, de s’immobiliser. Ce dernier s’exécute, alors que le vent me porte à nouveau ces mêmes sons. Je serre les cuisses et soudain, en bas, je peux apercevoir un combat. De nature, j’aurais surement évité de m’en mêler, mais ce que je constate m’irrite, me révolte presque ! A quatre contre un, le combat n’est selon moi pas valable. Santo amorce aussitôt une descente et atterri proche du combat, avec fracas. Il piaille et bat frénétiquement des ailes, tandis que je pose pied à terre, dégainant l’épée aussitôt. Mon arrivée ne passe pas inaperçue, puisque je n’ai absolument rien fait pour. Je me mets en garde et siffle aussitôt d’une voix tonnante ;

- A deux contre quatre, les chances seront surement plus équilibrées.

Le cadre est posé, en quelques mots, tous ont compris aux côtés de qui je me rangeais. Suivant le mouliné de mon épaule, je charge. Mon épée se heurte contre le fer de mon ennemi, alors que la seule chose qui retient à présent mon attention, c’est le combat et les ennemis à abattre. Ou du moins, à faire fuir…
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their blood on my hands

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MessageSujet: Re: L'Épée face à l'écorce [Daryün]   Ven 30 Juin - 15:32

Caïn & Daryün

L'épée face à l'écorce

Le son des sabots frappe le sol et brise le silence de la forêt. Daryün galope depuis des heures sans la moindre pause, pressé de rallier Eriamor et de quitter la solitude dangereuse de ces bois. Sous ses cuisses, il sent chaque mouvement de son étalon noir. Les muscles tendus du chevalier commencent doucement à le faire souffrir, pourtant il continue sa route, laissant Thern et ses rues inondées derrière lui. L’après-midi vient de commencer, le soleil joue avec le feuillage des arbres, l’aveuglant par intermittence et réchauffant doucement sa peau. Mais Daryün veut avoir quitter la forêt d’Alcalye lorsque l’astre lumineux disparaîtra à l’horizon et prolongera le monde dans l’obscurité, alors il avance, encore et encore, jusqu’à ce que la fatigue se fasse ressentir trop violemment et que sa monture commence à ralentir l’allure malgré les encouragements de son cavalier.

Il pose finalement le pied au sol, chacun de ses membres encore endoloris par la chevauchée éreintante. Tirant sur la bride de l’étalon, il l’emmène jusqu’au cour d’eau qu’ils suivent depuis plusieurs lieues, laissant la sécurité relative du sentier derrière eux. L’eau fraiche coule sur son visage et lui arrache à soupire d’aise. Thern n’a été qu’une perte de temps. Il avait dû laisser Le Souverain derrière lui avec Narangerel à sa tête pour mener l’expédition jusqu’à Eriamor. Mais il avait trouvé Thern vide d’hommes et de sirènes. Les quelques familles qui étaient restées sont trop pauvres, trop désespérées, pour partir. Aucune information sur la présence du peuple de l’eau et aucune attaque à Thern, un voyage inutile, aussi bien pour lui que pour le petit groupe d’Aigles parti avec lui et resté sur place. Daryün laisse échapper un soupire de frustration avant de se baisser pour remplir sa gourde d’eau. Soudain il s’arrête, inquiet, sentant comme une présence indésirable dans les environs. Il cesse de respirer, faisant mine de jeter un coup d’œil dans l’une de ses sacoches et c’est alors qu’il entend, à quelques mètres de lui, la litière de la forêt qui craque et s’affaisse. Prévenant, Daryün approche la main du fourreau fixé à sa selle. Il songe un instant à partir sur le champ, mais renonce bien vite à cette idée. Les bruits sont proches, si ses ravisseurs l’attaquent, il sera sans défense et à leur merci. « C’est un beau cheval que t’as là. » La voix s’élève dans la pénombre des arbres et Daryün y découvre le sourire carnassier d’un homme d’une trentaine d’année, les vêtements élimés d’avoir été trop portés. « Et j’ai l’intention de le garder. » répond Daryün, glacial. Inquiet, le cheval renâcle et tire sur la longe en tentant de se libérer lorsque trois autres hommes sortent de l’ombre et entoure le chevalier. Pas d’échappatoire. Il s’empare de son épée à l’instant où le premier homme se jette sur lui. Les deux armes s’entrechoquent violemment mais Daryün parvient à repousser son attaquant suffisamment longtemps pour trancher le cuir qui retient son cheval à un arbre avant que les autres bandits ne s’approchent. L’animal détale et disparaît dans les bois, laissant son maître seul. Un contre quatre. Malgré la confiance de Daryün en ses talents d’épéiste, ses chances sont minces. Il doit trouver le moyen de les séparer car si leur épée sont ternes et mal entretenues, elles semblent toujours capables de trancher la chaire.

En garde, il recul calmement pour éviter que ses assaillants ne forment un cercle autour de lui. Soudain, un bruit d’ailes les coupe dans leur élan. Il faut quelques secondes à Daryün pour réaliser ce qui se passe, les yeux vers le ciel, lorsqu’une immense ombre ailée descend directement sur eux. Monté par un homme, l’hippogriffe se pose près des combattants. « A deux contre quatre, les chances seront surement plus équilibrées. » Daryün n’hésite pas une seconde, profitant de la diversion, il s’élance vers le bandit le plus proche. Mais la fatigue l’empêche d’être aussi rapide qu’il le veut et par réflexe, l’homme parvient à dévier l’épée. Malgré son bond en avant, la lame pénètre l’épaule alors qu’il espérait lui transpercer le ventre. Le brigand s’éloigne avec une grimace, cherchant de la main à arrêter le flot de sang qui s’écoule de la blessure. Il laisse ses compères se charger du chevalier. Daryün se tient prêt, épée levée pour frapper au moindre geste de ses agresseurs, gardant le nouvel arrivant dans son champ de vision. Un allié imprévu qui va peut-être lui permettre de sauver sa peau. Reprenant confiance, c’est le jeune Nosgard qui s’élance cette fois et attaque en premier. L’homme face à lui, surpris par la vitesse, pare la lame du mieux qu’il peut tandis que Daryün multiplie les coups, prenant garde à celui qu’il a déjà blessé et qui rôde autour d’eux en attendant le moment opportun. Lorsqu’il entrevoit enfin une ouverture, il abat sa lame sur son ennemi et lui tranche la moitié d’une jambe avant de l’achever au sol. L’odeur du sang se mêle à celle des arbres. Il est dans son élément, l’épée n’étant que le prolongement de son bras. Il s’est entraîné toute sa vie pour des combats tel que celui-ci. Euphorique, l’adrénaline se répand dans ses veines et éloigne la fatigue.



(c) sweet.lips

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From the truth of a thousand lies
I must forget this feelings who caught my body and soul. Keep my word to save this sister who waits far away. Forget you. your lips. your smile. your love. To kill those who betrayed me and protect my blood. Farewell Lyara.

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MessageSujet: Re: L'Épée face à l'écorce [Daryün]   Mar 18 Juil - 17:01

Caïn & Daryün

L'épée face à l'écorce

Mon hippogriffe piétine et se cabre, poussant ses longs sons graves et stridents. Il bat des ailes avec fureur, tout en s’éloignant de nous, le bec bas. Il n’interviendra que si l’un de nous est en danger, j’en suis sûr. Il reste à l’écart du combat, nous observant de son regard perçant et compte surement y rester. A l’inverse l’épéiste aux cheveux mi-long est déjà entré dans la bataille, avec violence et efficacité. Faisant tourner l’épée autour de l’une de mes épaules pour m’échauffer un peu les muscles du bras, je n’attaque pas tout de suite pour ma part. Je prends le temps d’observer … Surtout mon allié du coin de l’oeil, qui semble s’être soudain réveillé en vraie furie. Il est sans pitié et assez rapide, maniant l’épée avec aisance, je remarque bien vite que je ne suis pas venu porter secours au gars un peu perdu du coin qui a trouvé une épée tout à fait par hasard et qui prétend savoir s’en servir. Non, lui, je remarque très vite qu’il sait se battre, et se battre très bien même. Dans une action assez rapide et propre, il attaque, se débarrassant de l’un d’entre eux. Et c’est l’instant que je choisis, l’instant où ce type hurle et fait paniquer ses amis, que j’attaque. Je fais un grand pas en avant, soudain, vif, et lance un coup d’épée violent, à la verticale. Même si ma victime tente subitement de reculer, ma lame se loge dans son épaule, l’épée vibre d’ailleurs lorsqu’elle percute l’os de l’homme. La ramenant vers mon d’un coup sec pour finir de déchirer son corps, je ne perds pas la moindre seconde et enfonce la lame en plein centre de son torse. Je reste un instant figé, comme bloqué. Cela me fait vraiment bizarre, voilà plusieurs années que je n’avais plus ôté une vie. Ce court lapse de temps à ne plus bouger me vaut une attaque par derrière. Cet idiot tente de m’attaquer en hurlant, ce qui a soudain le don de me réveiller. Retirant la lame du cadavre, je pivote aussitôt sur le côté, esquivant la lame de l’inconnu qui m’aurait fendu le crâne en deux.

Je me ressaisis presque aussitôt ! Il est strictement interdit de rêvasser en plein affront, voilà une règle de base que je semblais avoir stupidement oublié l’espace d’un instant. Aussi je charge, nos lames s'entrechoquent dans un singulier bruit métallique, suivi d’un nouveau coup que je parre aussitôt. La lutte se voit un peu plus piquante qu’avec son ami, il réussit même à me faire une belle entaille dans l’avant bras. J’effectue à nouveau une parade souple et enfonce ma lame en plein dans son coeur. Sur le chemin de ma lame, j’ai senti ses côtes se briser, se déplacer pour que mon fer le pénètre. Le corps tombe à terre, alors que je tourne le regard vers mon allié pour voir comment il s’en est tiré. Notre synchronisation est parfaite, c’est à l’instant ou je tourne les yeux vers lui que je le vois achever le dernier de ses assaillants. Deux victimes chacuns, le compte est bon. Je l’observe, rangeant ma lame pour lui sourire avec bienveillance.

- Tu te bats bien. Enchanté ! Je m’appelle Caïn, bâtard revendiqué des Gloweyes. Et toi ?

Ce soir je suis sûr d’une chose, j’irai me baigner dans le lac un bon coup histoire de me détendre et de me vider l’esprit. J’ai chaud avec toute cette agitation !

- On dirait que ton cheval t’as faussé compagnie. Tu avais fait quelques choses à ces types ou ils n’étaient que des coupes jarrets?


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